Publié par : Alépine | janvier 19, 2012

Mákos Beigli / Roulé au pavot

Direction la Hongrie. Je suis revenue de ce voyage avec plusieurs sachets de pavot, dans le but bien sûr de tester des recettes de fameux gâteaux d’Europe centrale. J’aime beaucoup cette culture du café + gâteau qu’on retrouve là-bas. Le pavot est très utilisé dans cette région (et aussi en Europe de l’Est), et il existe un gâteau très populaire en Hongrie, le roulé au pavot ou “Beigli”. C’est un gâteau traditionnel fourré  au pavot ou aux noix, servit durant les fêtes de Noël et Pâques.

Après beaucoup de recherches pour trouver une recette claire et authentique en anglais ou français, je suis tombée sur cette jolie vidéo d’une Hongroise vivant au Canada. C’est donc sa recette que j’ai finalement retenue.

Mon avis :

- Je pense avoir étaler la pâte trop finement, et la farce s’est un peu “décollée” de la pâte après cuisson, mais pour une première fois ça peut aller (au moins ça ressemble à la photo de mon sachet de pavot)!

- Je suis habituée à la bonne brioche française, donc à mon goût la pâte manquait de beurre.

- Mon palais n’est pas encore habitué au pavot (ou à autant de pavot d’un coup), mais je ne perd pas espoir, je testerai d’autres gâteaux au pavot !

Ingrédients

NB : La tasse utilisée dans la vidéo est une petite tasse de 20 cl.

Pâte (pour 2 roulés)

  • 500 g de farine
  • 1/2 cc de sel
  • 2 c.s de sucre
  • le zeste d’un citron
  • un oeuf + un jaune
  • une tasse de lait
  • une c.c de sucre
  • 2 c.c de levure boulangère –> j’ai mis 20 g de levure fraîche)
  • 4 ou 5 c.c de beurre fondu –> j ai mis 40 g de beurre
  • un jaune d’oeuf (pour dorer la pâte)

Farce

  • 1 tasse de lait
  • 1/2 tasse de raisins sec (60 g) 
  • 2 tasses de pavot moulu
  • 1/2 jus de citron
  • 5 c.s de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé

Préparation

La pâte

Délayer la levure dans le lait tiède et la cuillère à café de sucre.

Dans un saladier (ou bol de votre robot), mettre la farine, le sel, le sucre, le zeste et les oeufs. Ajouter le mélange lait+levure puis mélanger tous les ingrédients ensemble.

  

Faire fondre le beurre . L’ajouter à la pâte. Puis recouvrir la boule de pâte formée et laisser reposer (en moins d’une heure la pâte aura bien gonflé).

 

La farce

Faire macérer les raisins secs.

Mélanger le pavot, le sucre et le sucre vanillé.

Dans une poêle, faire chauffer le lait, ajouter le mélange de pavot, les raisins secs et le jus d’un demi citron. Mélanger jusqu’à obtenir la consistance d’une pâte.

   

Etaler la moitié de la pâte (la pâte suffit pour 2 roulés) de façon à former un rectangle. Etaler la farce par-dessus en laissant quelques cm de bord. Rabattre les 2 marges (du côté large), pincer les bords. ( J’suis pas très claire, regardez la photo ! ).

   

Puis rouler la pâte, en partant du côté long. Badigeonner de jaune d’oeuf .

Et enfourner à 180°C jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.

  

Bon ap’ !

Publié par : Alépine | janvier 4, 2012

Baklawa aux pistaches

Tout le monde se bat pour s’attribuer l’origine de la Baklawa, même la Grèce la revendique (j’ai beaucoup de mal à y croire, au vu de l’histoire…).Une chose est sûre, la baklawa est une pâtisserie ottomane que les Turcs ont propagé dans tout l’empire Ottoman, jusqu’en Algérie en Afrique ou dans les Balkans en Europe (Grèce, Bulgarie,…).

Selon les Turcs, l’origine de la Baklawa se situerait dans la ville de Gaziantep dans le Sud Est de la Turquie, à quelques km de la frontière syrienne et à moins de 100 km d’Alep. Mais il faut rappeler que Gaziantep, ou Aintab en arabe, n’est turque que depuis moins d’un siècle, elle faisait partie de la province (Wilaya) d’Alep jusqu’en 1920 (date à laquelle l’Occident a offert une partie de la Syrie à la Turquie) et a été conquise par les Arabes musulmans en même temps que le reste de la Syrie, au 7ème siècle. Aintab est tout simplement une ville arabe de culture syrienne, conclusion la Baklawa aussi ! CQFD :-)

Je n’aime pas rentrer dans ces polémiques d’origine de plats, mais j’avoue que quand j’entends quelqu’un me dire que la baklawa est turque avec pour preuve qu’elle vient de Gaziantep, j’ai juste envie de répondre ”Habibi Aintab était syrienne”.

Passons à ce dessert. La baklawa [البقلاوة ] (j’ai volontairement orthographié “baklawa” et non pas “baklava” car on prononce bien un “w” en arabe) la plus populaire en Syrie est à base de pistaches d’Alep (grillées ou non). Et Alep est connue pour ses pâtisseries ancestrales aux pistaches, cultivées dans la région environnante. Ma mère me racontait que durant son enfance à Damas, on confectionnait des baklawa aux noix, mais aujourd’hui la pistache l’a largement emporté. Quand je dis “on”, je parle bien sûr des pâtissiers, rares sont les personnes qui la font chez eux. C’est une pâtisserie que l’on achète lors des fêtes ou célébrations. Il existe des versions à base d’autres fruits secs comme les pignons ou les noix de cajou (version récente). La taille des baklawa a aussi vachement diminué avec le temps, on trouve maintenant des “micro” baklawa et c’est difficile de trouver une taille moyenne ou simplement mini.

On dit souvent que la baklawa est un dessert difficile à faire, mais en réalité c’est plutôt les réussir qui est difficile. Parce qu’avec une pâte (=feuilles) toute prête, c’est plutôt rapide à faire. Mais trouver la bonne dose de beurre et de sucre, n’est pas quelque chose de facile, ni la cuisson adéquate.

NB :

  • J’ai utilisé un petit moule (parce que j’avais qu’une petite quantité de pistaches), mais je conseille plutôt d’utiliser une grande plaque rectangulaire (38*28), ça évitera de perdre son temps à couper des feuilles, et devoir réutiliser les chutes ensuite.
  • Je conseille vivement d’utiliser du beurre clarifié (que vous trouverez facilement dans les épiceries orientales ou indiennes (ghee)), le goût est vraiment différent de celui obtenu avec du beurre classique, et si vous avez des pistaches parfumées d’Alep, c’est encore meilleur !
  •  J’ai indiqué les ingrédients, mais je ne suis pas encore arrivée à des quantités exactes !

Ingrédients  (pour un moule carré de 25*25cm)

  • un paquet de pâte filo (20 feuilles) –> mais qui ne sera pas utilisé entièrement
  • 70 g de beurre clarifié = samneh

Farce

  • 250 g de pistaches décortiquées
  • 30 g de samneh
  • 5 c.s de sirop de sucre

Sirop

  • 30 cl de sucre
  • 30 cl d’eau
  • jus de citron (ou melh el leymoun)

Préparation

Commencer par préparer le sirop. Dans une casserole, mélanger l’eau et sucre, Porter à ébullition et laisser bouillir plusieurs minutes jusqu’à ce que le sirop épaississe. Ajouter le citron. Laisser refroidir.

Faire fondre la samneh

  

Farce

Mettre les pistaches dans un bol d’eau chaude une dizaine de minutes. Les peler puis les passer au four pour les sécher voire les griller (au choix). Cette étape est optionnelle.

Les hâcher grossièrement.

Ajouter 30 g de samneh et 5 c.s de sirop de sucre. Bien mélanger.

  

Chemiser votre moule de papier sulfurisé.

Couper les feuilles de phyllo/filo à la taille de votre moule.

Disposer 2 feuilles dans le moule, puis badigeonner de samneh au pinceau.

Répéter cette opération 5 fois (ajout de 10 feuilles en 5 fois).

(J’ai vu cette technique chez Joumana du blog Taste of Beirut, ça marche très bien alors pourquoi se fatiguer à badigeonner chaque feuille et ça fait des calories en moins !).

    

Puis ajouter la farce. Egaliser et presser. Recouvrir des 10 feuilles restantes, en veillant à badigeonner de samneh entre 2 feuilles.

Couper la Baklawa –> formes géométriques que vous voulez : losanges, carrés, triangles. Couper et marquer les bords.

   

Enfourner dans un four préchauffé à 160°c, environ 40 minutes. Dès que le dessus est bien doré, les sortir du four, puis arroser de sirop de sucre froid. Laisser absorber plusieurs heures (voire une nuit).

   

Déguster !

Sahten ! Bon ap’ !

Publié par : Alépine | décembre 7, 2011

Mi-cuit au chocolat

Il y a un (bon) bout de temps, je vous parlais d’un concours de photo gourmande et mon envie première de participer avec un coulant ou mi-cuit au chocolat. Voilà enfin le billet, qui attendait d’être publié, et les nouvelles photos. Un dessert super simple, bien gourmand et qui fait l’unanimité. Même si je ne suis pas spécialement fan du côté coulant (je préfère quand c’est complètement cuit mais fondant).

La recette que je vous propose est celle du chef pâtissier Christophe Michalak et a été publiée sur le site de femme actuelle avec en prime une vidéo !

La réussite du mi-cuit réside dans la cuisson, alors à vous de tester, ça se joue à une minute près ! Avec mon four, mes moules (et je ne sais quel autre paramètre qui rentre en jeu) au bout de 8 min, j’ai quelque chose de “mi-cuit” mais trop coulant à mon goût, et qui n’a pas eu le temps de gonfler suffisamment (cf les photos).

Si on laisse 2 min de plus, on aura un tout petit coeur coulant et quelque chose de plus gonflé.

En laissant 12 min, on obtient un fondant (ça fond, c’est délicieux mais ça ne coule pas).

Ingrédients (pour 4 ramequins)

  •  110 g de chocolat noir 
  •  90 g de beurre
  • 120 g de sucre semoule
  • 150 grs d’oeufs ( 3 pièces)
  • 40 g de farine T 55

Préparation 

Faire fondre le chocolat et le beurre au micro-onde.

Fouetter les œufs et le sucre jusqu’à obtenir un mélange mousseux (ruban).

  

Verser ensuite le mélange chocolat + beurre fondu

 

Puis ajouter la farine (préalablement tamisée). Mélanger au fouet pour obtenir un mélange homogène.

Dresser dans des ramequins beurrés et passés rapidement dans le sucre cristal au ¾ de leur hauteur.

  

Cuire dans un four préchauffé à 190°c (thermostat 6) entre 8 et 10 minutes.

Servir tiède.

Bon ap’ !

 

Publié par : Alépine | novembre 30, 2011

Muffins choco-noisettes

Je continue toujours de tester pleins de recettes de muffins, sans arriver à ce que je veux. Mais ça avance un peu ! Après plusieurs expériences, je suis arrivée à la conclusion qu’il ne fallait pas mettre de beurre mais de l’huile pour avoir des gâteaux plus fondants et humides. Au niveau des quantités c’est toujours pas ça, et d’une huile à l’autre la consistance peut considérablement changer (donc faut aussi adapter les quantités…).

Pour les muffins du jour, j’ai choisi un mariage classique et délicieux : chocolat et noisettes. Quand j’ai le temps, je préfère couper moi-même des pépites dans un bon chocolat noir, plutôt que d’utiliser des pépites de chocolat du commerce. C’est vraiment meilleur !

Variante : Vous pouvez  ajouter un coeur de nutella aux muffins ! Ou remplacer les noisettes par des noix (et l’huile de noisette par l’huile de noix).

Ingrédients (pour 20 mini muffins)

  • 125 g de farine
  • 60 ml d’huile de noisettes
  • 75 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 oeuf
  • 60 g de yaourt nature (brassé)
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 40 g de noisettes décortiquées
  • 110 g de chocolat noir

Préparation

Couper le chocolat en pépites. Garder les copeaux de chocolat de côté pour parsemer au-dessus des muffins.

Griller les noisettes pendant 15 minutes dans un four à 180°c.

 

Dans un saladier, mettre tous les ingrédients (sauf les noisettes). Mélanger à la spatule.

Disposer des caissettes en papier dans chaque empreinte d’un moule à muffins ou tartelettes, puis verser de l’appareil dans chaque caissette.

Parsemer de noisettes concassées grillées (essayer d’en mettre un max, car les muffins vont gonfler) et des restes de copeaux de chocolat.

   

Enfourner environ 15 minutes dans un four préchauffé à 180°c.

Déguster tiède. Bon ap’ !

 

Publié par : Alépine | novembre 20, 2011

Fattet Hoummos

J’ai publié il n’y a pas très longtemps le Fattouch, et aujourd’hui c’est une Fatteh. Ces 2 mots ont la même racine “Fatta” qui signifie casser du pain en petit morceaux [فَتَّ الْخُبْزَ : كَسَّرَهُ قِطَعاً صَغِيرَةً] (car à l’origine on utilise du pain rassis). Le point commun entre ces 2 spécialités est donc cette présence de morceaux de pain dur.

La Fatteh [ الفتّة ] est une spécialité de Damas (capitale de la Syrie, je précise au cas où ;-) ), un plat qui se compose généralement de 3 à 4 éléments superposés :

  • Morceaux de galette de pain oriental secs/frits/grillés
  • Elément “principal” : Viande et/ou légumes, par exemple dans Fattet el makdouss, ce sont de petites aubergines frites et farcies de viande hâchée puis cuites dans une sauce tomate.
  • Sauce au yaourt et tahiné
  • Pignons sur le dessus. Mais vous pourrez aussi trouver des amandes.

 

La Fattet el hoummosفتّة الحمّص ] (Fatteh aux pois-chiches), appelée aussi Tissi’yé [ تسقية ] se sert tiède au petit-déjeuner (du vendredi !) ou au dîner. C’est aussi une entrée traditionnelle du repas de rupture du jeûne du mois de Ramadan, à Damas.

Si vous aimez le hoummos, mais que vous le trouvez trop lourd, avec la fatteh vous aurez une version allégée (au yaourt) et du croquant en plus ! Et le tout se mange à la cuillère. 

Ingrédients

(les quantités sont à titre indicatif, je n’ai pas pris de mesures exactes et c’est selon le goût de chacun)

  • 2 galettes de pain
  • 3 yaourt nature bulgare (3*125 g)
  • 3 c.s de Tahiné
  • le jus d’un citron
  • sel
  • 2 gousses d’ail
  • 300 g de pois chiches (250 + 50)(poids après cuisson)
  • 5-6 c.s de jus de cuisson des pois chiches

Garniture

  • 2 c.s de samneh (beurre clarifié)
  • une petite poignée de pignons de pin (sinon des amandes)
  • Cumin, piment d’Alep
  • Persil

Préparation

La veille, tremper les pois chiches dans de l’eau (je congèle en quantité les pois-chiche après cette étape, sur la photo c’est un bloc de pois chiches congelés). Faire cuire à la cocotte minute le lendemain.

  

Couper le pain en triangle (ou dans une autre forme souhaitée). Faire frire. Egoutter sur du papier absorbant. Disposer dans une assiette.

   

Mixer tous les ingrédients suivants (les 50 g de pois chiches, la tahiné, l’ail, le citron et le jus de cuisson) sauf le yaourt ! Sur les photos, c’est une erreur (un oubli avec l’envie de tester mon nouveau blender !!) d’avoir rajouter le yaourt dès le début. Car quand on mixe le yaourt, il devient liquide. Ne l’ajouter qu’à la fin.

Faire revenir les pignons dans la samneh (et pas dans du beurre, de l’huile ou rien). La samneh apporte vraiment une saveur particulière qui participe au goût de ce plat.

  

Réchauffer les pois chiches (entiers restants). Les disposer sur le pain. Verser la sauce au yaourt (la réchauffer préalablement de manière à ce qu’elle soit tiède). Ajouter les pignons et la samneh, un peu de persil, et quelques pincées de piment d’Alep et de cumin.

Sahten ! Bon ap’ !

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